Politique qualité




Procès-spectacle de la compagnie Jolie Môme
La Belle Etoile, Saint-Denis
Hotel Modern
Théâtre 71, Malakoff
Une énorme maquette du camp d’Auschwitz occupe toute la scène. Des baraques bondées, une ligne de chemin de fer, un portail avec le slogan « Arbeit macht frei ». Des milliers de marionnettes de 8 cm représentent les prisonniers et leurs bourreaux. Les acteurs, tels de gigantesques correspondants de guerre, sillonnent la maquette avec leurs mini caméras. Ils filment les atrocités pour un public qui devient témoin direct. (http://www.theatre71.com/web/index.php?rub=2&srub=52&page=7)

d’après Vittorio Foa, Miriam Mafai, Alfredo Reichlin
traduction : Jean-Pierre Vincent
d’après la version scénique de Luca Ronconi, Turin 2006
mise en espace : Jean-Pierre Vincent
avec : Caroline Chaniolleau, Jean-Claude Leguay, Charlie Nelson
création : Festival d’Avignon, 2007
Théâtre 71, Malakoff
Dans un souci de profonde lucidité pour expliquer la déshérence de leur parti politique, trois ex-militants du Parti Communiste italien esquissent à travers une correspondance, une réflexion sur l’état du monde à la lueur de leur passé exaltant, dix ans après la chute du mur de Berlin. Le metteur en scène Jean-Pierre Vincent nous fait entendre une pensée toujours en mouvement, une parole intime et libre sur le passé, qui nous invite aux questionnements de société débattus par la gauche européenne d’aujourd’hui. Nous assistons ainsi à un passionnant dialogue à trois voix, à une tentative à reformuler un discours politique noble, honnête et franc, s’ouvrant aussi aux rêves et à l’utopie.

texte : Michel Vinaver
mise en scène : Christian Schiaretti
spectacle créé en version intégrale en mars 2008 au TNP.
Théâtre national de la Colline (Paris)
d’après le rapport du docteur Démétrius Zambaco
adapatation et mise en scène : Jean-Michel Rabeux
avec Claude Degliame
MC 93 – Bobigny
de Jalila Baccar
msc : Fadhel Jaïbi
en arabe surtitré en français
L’Agora – Evry
résumé :
Dans Corps otages, Jaïbi et Baccar partiront du geste d’une jeune professeur de physique qui se fait exploser dans la cour de son établissement de la capitale, au pied du drapeau tunisien – autrement dit, comme le note Jaïbi avec une froide ironie, «si loin des lieux où l’on se fait habituellement exploser». Le thème de recherche choisi par Jaïbi rejoint ainsi son style théâtral et sa matière de prédilection : depuis toujours animé par la violence qui traverse les corps, son théâtre s’attaque ici à l’une de ses formes les plus effrayantes, pour essayer de reconstituer le «puzzle éclaté» (Jaïbi ne dédaigne pas un certain humour noir) qu’a laissé la jeune femme. Comment une fille de famille aisée, d’éducation laïque, dont le père, ancien militant communiste, a passé dix ans dans les geôles de Bourguiba, dont la mère, haut fonctionnaire à la retraite, milite pour les Droits de l’Homme, comment donc une telle femme en vient-elle à basculer dans l’islamisme radical ? La réponse, selon Jaïbi, nous concernera sans doute de bien plus près que nous ne voudrions le croire.

de Mohamed Rouabhi
cie Les Acharnés (http://www.lesacharnes.com/)
Théâtre Gérard Philipe – Saint-Denis