
texte d’Albert Camus
mise en scène de Stanislas Nordey
“Qu’importe que tu ne sois pas un justicier, si justice est faite, même par des assassins.Toi et moi, ne sommes rien.”
Les Justes
Février 1905, Moscou : un groupe de terroristes appartenant au parti socialiste révolutionnaire organise un attentat contre le grand-duc Serge, oncle du tsar. Les circonstances qui ont précédé et suivi l’attentat font le sujet des Justes. Mais l’Histoire compte moins que la question clairement posée par Camus : le crime à des fins politiques peut-il être légitimé ? Deux conceptions de la révolution s’affrontent : pour Stepan, l’action révolutionnaire n’a pas de limites ; Kaliayev, venu à la révolution par amour de la vie, refuse “d’ajouter à l’injustice vivante pour une justice morte”. Du terrorisme révolutionnaire russe de la fin du XIXe siècle au débat de l’après-guerre sur les actes résistants, jusqu’à l’instrumentalisation étatique du terrorisme aujourd’hui, la question reste urgente. Après Incendies de Wajdi Mouawad qui interrogeait déjà le passage à une violence radicale, Stanislas Nordey choisit Les Justes qu’il aborde comme il le ferait d’un texte d’aujourd’hui, activement en prise avec son temps. Car l’un des enjeux de la mise en scène, sans rien détourner de la pièce, sera de la libérer de l’esthétique et des préjugés dont l’histoire du théâtre l’a déjà recouverte pour faire résonner l’interpellation sans concession qui la constitue.
au Théâtre de la Colline, Paris
cahier-programme

au Théâtre de Gennevilliers (CDN de création contemporaine)

texte et mise en scène de Ludovic Pouzerate

au Théâtre 71 de Malakoff

Procès-spectacle de la compagnie Jolie Môme
La Belle Etoile, Saint-Denis
wanted-procès-spectacle
Jolie Môme

de Mohamed Rouabhi
cie Les Acharnés (http://www.lesacharnes.com/)
Théâtre Gérard Philipe – Saint-Denis
dossier.pdf

d’après Grand Peur et misère du 3e Reich de Bertolt Brecht
msc Alexandra Von
Teatro La Maria (Chili)
Théâtre de l’Agora, Evry
Une lecture décapante et résolument contemporaine du texte de Brecht Grand peur et misère du 3ème Reich » qui fait le lien entre la société allemande des années précédant la seconde Guerre Mondiale, et la société chilienne d’aujourd’hui. Un travail choral époustouflant, réalisé par cinq acteurs de la compagnie chilienne Teatro La María, qui réinterroge la fascination du pouvoir et la soumission à l’autorité. Un spectacle à la force satirique.
« L’une des plus brillantes créations de la compagnie depuis sa création en 1999, son spectacle le plus politique et le plus radical… La férocité de son sarcasme est provocante et stimulante. Le nazisme sert de prétexte pour établir des relations entre la peur, la manipulation, la trahison et l’opportunisme corruptif, et pour parler de la manière dont le pouvoir peut se servir de l’image et de la peur pour nous soumettre. »
El Mercurio (Journal Chilien)
(http://www.valdyerres.com/portail/)


de Fausto Paravidino
msc Victor Gauthier-Martin
Théâtre national de la Colline, Paris